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Le Mot du Président - Janvier 2017

 

   Patrick Lalande

Chers (es) collègues,

 2017 année chargée

En ce début d'année 2017, nous sommes confrontés à plusieurs problématiques :

Le devenir de nos structures. 

Quel devenir pour la retraite ?  Assisterons-nous à un regroupement progressif des retraite de base et retraite complémentaire pour s'orienter, à terme, vers un régime unique par point ?

La mise en place du régime unifié, la simplification des règles et des structures, la volonté des pouvoirs publics relayée par les partenaires sociaux de rapprocher les coûts de gestion, semblent en construire les conditions.

L'avenir du régime de base des indépendants (RSI) est aussi incertain. Les prémices du rapprochement de l'outil de gestion avec celui des régimes de travailleurs salariés s’annoncent et s’organisent. 

La gestion paritaire est aussi remise en cause. D'abord parce que certains pensent qu'elle est inefficace, mais aussi par le fait qu'en assurances de personne les frontières entre différentes formes de gouvernance (Paritarisme, Mutualité, Sociétés anonymes) sont de moins en moins étanches. 

Solvabilité 2 va-t-elle détruire l'unité de gouvernance des groupes de protection sociale ? 

Les propositions des candidats à l'élection présidentielle, souvent exacerbées par la volonté de convaincre, montrent une volonté forte de remise à plat des systèmes.  

Le  devenir de nos emplois 

Nos structures sont en perpétuel mouvement en raison : 

  • des orientations toutes tournées vers une réduction des charges, avec l’austérité comme seule perspective,
  •  des conséquences des décisions des pouvoirs publics, des partenaires sociaux,
  • d'une concurrence de plus en plus sauvage,
  • du nomadisme de notre clientèle,
  • des regroupements et partenariats et du recours aux intermédiaires,
  • et des évolutions techniques telles que la digitalisation. 

Cette situation se traduit par : 

  • Une baisse continue des effectifs anticipant des  gains de productivité  avant qu’ils ne soient réellement effectifs. On observe sur de nombreux sites aujourd’hui que la charge de travail n’est pas en cohérence avec les ressources d’où le recours à de nombreux CDD.
  • Une modération salariale voire un abandon des augmentations collectives.  

Si le volume de l’emploi constitue un fort sujet de préoccupation, une interrogation sur les choix d’organisation doit aussi être menée, car ils influent notamment sur l’appropriation de sa situation de travail par le salarié, sur le contenu souvent appauvri des postes de travail qui provoque le désintérêt du salarié. 

Le devenir du statut de Cadre 

Avec la création du régime unifié de retraite complémentaire suite à la disparition de l'Agirc en 2019, l'outil d'appartenance à l'encadrement (manager et expert) ainsi que les avantages statutaires en découlant vont disparaître.  

Il est donc nécessaire de refonder ce statut. En 2017, une négociation interprofessionnelle va débuter pour identifier les critères qui fondent l'appartenance à la catégorie Cadre et définir des avantages statutaires qui y sont attachés. 

Au cours du 1er semestre 2017,  sortiront les décrets désignant les Organisations syndicales représentatives pour les 4 prochains exercices (inter professionnellement et branche par branche). 

Grâce à nos actions de développement, nous n'avons pas d'inquiétudes particulières à avoir sur ce point. 

Ceci va nous donner les moyens d’agir pour s’opposer aux manœuvres qui conduisent inéluctablement à la disparition de nos branches 

Nous devons apporter des réponses, les faire connaître et nous mobiliser pour qu’elles soient prises en compte   

Ce qui va nous permettre d'agir pour apporter des réponses, les faire connaître et se mobiliser pour qu'elles soient prises en compte. 

Nous devons rester force de propositions c’est dans notre ADN.  Mais il y aura des moments, où, au delà de notre pragmatisme et notre réalisme, nous devrons nous mobiliser pour créer des rapports de force. Les négociations sur les salaires de début d’année pourraient nous y contraindre.  

Nous aurons l'occasion de  développer tout au long de l'année ce qui fonde nos actions : 

  • Donner du sens
  • Être considéré comme un partenaire responsable avec lequel nos employeurs acceptent de co-construire
  • Anticiper les difficultés au moyen de l’élaboration de politique GPEC et QVT véritablement efficaces. 

Pour être efficace à votre service Nous devons développer notre efficience par : 

  • le développement syndical, 
  •  la professionnalisation de nos représentants,
  • une écoute toujours plus forte 
  • et une communication améliorée. 

 Vous l'aurez compris 2017 sera une année chargée. 

 En vous remerciant pour votre confiance renouvelée, nous vous présentons ainsi qu'à vos proches nos meilleurs vœux. 

  

Patrick LALANDE
Président IPRC