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Agirc-Arrco : le redressement s’est accéléré en 2017

Agirc-Arrco : le redressement s’est accéléré en 2017

L’Agirc-Arrco a publié, le 16 mars, ses comptes provisoires pour 2017. Ils seront entérinés le 3 mai par les conseils d’administration.

Avec le retour de la croissance, les signataires de l’accord de 2015 réalisent une bonne opération. Car le déficit global s’est élevé en 2017 à près de 1,2 Md€, en amélioration de près de 1Md€ en un an. Surtout, le résultat technique après solidarité (- 3,5 Mds€), en hausse de 690 M€, « est en avance de 1,5 Md€, comparé à la trajectoire de redressement des comptes anticipée dans l’accord », s’est félicité François-Xavier Selleret, directeur général (DG) du régime. « C’est plutôt une bonne nouvelle, sachant que toutes les mesures entérinées en 2015 ne sont pas encore entrées en vigueur », commente Serge Lavagna (CFE-CGC). Plusieurs phénomènes expliquent ce résultat. 

1/ Grâce au sursaut de la masse salariale, les recettes du régime (65,1 Mds€) ont augmenté de 2,2 % et même de 3,2 % « si l’on exclut les régularisations exceptionnelles qui avaient rapporté près de 700 M€ en 2016 », a souligné le DG. 

2/ L’Agirc-Arrco a enregistré, pour la première fois en 2017, un produit exceptionnel de 900 M€ lié au transfert de nue-propriété des 30 000 logements en provenance de la Foncière Logement (PSI n° 1064).

3/ La hausse des prestations (+ 0,5 %, 73,8 Mds€) est restée modérée sous l’effet de l’activation de la clause de sous-indexation des pensions, du recul de l’âge légal de départ à 62 ans et de la remontée progressive d’ici 2022 de l’âge d’atteinte du taux plein à 67 ans. 

4/ Les dépenses administratives et d’action sociale régime ont diminué de 63 M€. « Fin décembre, près de 450nbsp;;M€ d’économies de gestion avaient été réalisés sur les 700 M€ prévus d’ici 2022. Soit une baisse de 20 % depuis 2012 », s’est réjoui François-Xavier Selleret.

5/ Les produits financiers (1,5 Md€) ont préservé le niveau de réserve des régimes qui atteint encore près de 62,5 Mds€ et 9,6 mois de prestations. Ces résultats devraient permettre au second semestre aux partenaires sociaux d’engager sous de meilleurs auspices la négociation des paramètres de pilotage du régime pour la période 2019-2022.


 

 

Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1114 du 21/03/2018

AG2R La Mondiale-Matmut : une alliance au pas de charge

AG2R La Mondiale-Matmut : une alliance au pas de charge

Les directeurs généraux d’AG2R La Mondiale et du Groupe Matmut ont présenté, le 18 janvier, leur projet de rapprochement en vue de constituer le troisième poids lourd de l’assurance en France.

Si l’opération doit se faire, il faut qu’elle se fasse vite ! » a observé André Renaudin, directeur général (DG) d’AG2R La Mondiale. En conséquence, les deux groupes ambitionnent une mise en œuvre opérationnelle de leur rapprochement au 1er janvier 2019, sous réserve de l’aval des autorités concernées. À charge pour les conseils d’administration de la valider d’ici fin mars et les assemblées générales en mai-juin. Les instances du personnel seront consultées au premier semestre, les travaux pratiques de rapprochement (incluant la finalisation de la gouvernance) débuteront au deuxième. Sur le fond, les deux alliés ambitionnent de devenir « le premier acteur complet d’assurance de personnes et de biens à gouvernance paritaire et mutualiste », résume André Renaudin. Outre les 18,1 Mds€ de cotisations en retraite complémentaire, le nouvel ensemble totalisera 12,1 Mds€ de primes d’assurance, à raison de 4,6 Mds€ d’assurance vie, 3,8 Mds€ en santé prévoyance, 1,9 Md€ en retraite supplémentaire et 1,7 Md€ en IARD. Quant à l’activité collective, elle pèsera moins de 30 % du total. Sur le plan financier, « les deux groupes disposeront de près de 7 Mds€ de fonds propres, géreront plus de 119 Mds€ d’actifs. Ils pourront aussi optimiser leurs ratios de solvabilité », se félicite Nicolas Gomart, DG du groupe Matmut.

Le montage juridique prévoit l’adhésion de Matmut SAM à l’association sommitale d’AG2R La Mondiale. En contrepartie, la Mondiale adhérera à la Sgam Matmut rebaptisée Sgam La Mondiale Matmut. Cette dernière adhérera, en retour, à la nouvelle « Sgam faîtière » coiffant aussi la Sgaps AG2R La Mondiale. Concernant les mutuelles (Via Santé du côté d’AG2R La Mondiale, Ociane et Solimut du côté Matmut), « nous avons fait le choix de les laisser dans leur environnement respectif », a précisé Nicolas Gomart. Sachant, a-t-il ajouté, que leurs implantations territoriales dans le sud de la France sont plutôt complémentaires. En matière de gouvernance, André Renaudin s’est d’ores et déjà déclaré « candidat pour devenir DG du nouvel ensemble »,Nicolas Gomart ayant vocation à en devenir le directeur général délégué. Enfin, les deux groupes, qui vont totaliser plus de 17 000 salariés, se sont engagés à maintenir l’emploi. À ce stade, les partenariats respectifs ne sont pas remis en cause, qu’il s’agisse de CNP Assurances en épargne retraite pour AG2R La Mondiale, ou de Macif pour Matmut au sein d’Inter Mutuelle Entreprises.


Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1106 du 24/01/2018

Réforme du Code du Travail : ce qui vous attend à la rentrée

Réforme du code du travail : ce qui vous attend à la rentrée !

 

Réforme du code du travail : ce qui vous attend à la rentrée !

REPRESENTATION DU PERSONNEL : Demain, CE, DP et CHSCT seront regroupés au sein d’une seule instance. Moins nombreux et plus sollicités, vos représentants seront moins disponibles pour vous accompagner. Alors, prêt à vous défendre seul ?

Non, la fusion des instances représentatives ne créera pas d'emplois !

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LICENCIEMENT ECONOMIQUE : Désormais, votre filiale pourra vous licencier pour motif économique, même si votre entreprise est bénéficiaire à l’échelle mondiale. Alors, prêt à subir l’arbitraire financier ? 

Non, faciliter le licenciement ne créera pas d’emplois ! 

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CDI DE CHANTIER Désormais, votre employeur pourra multiplier les CDD sur des durées longues correspondant à la réalisation de projets spécifiques. Et ce, sans contrepartie financière. 

Alors, prêt à renoncer à un logement ou à pouvoir emprunter ?

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CONTRAT DE TRAVAIL : Un accord collectif, même moins favorable, pourra désormais modifier votre contrat de travail… sans que vous puissiez le contester.  Alors, prêt à être licencié pour avoir refusé la modification de votre contrat de travail ?

Non, fragiliser la liberté contractuelle ne créera pas d’emplois !

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REMUNERATION : Primes, 13e mois, avantages en nature...seront désormais négociés au sein de votre entreprise. Avec un risque majeur : celui d’une révision à la baisse. Alors, prêt à voir fondre vos éléments de rémunération ? 

Non, la détérioration de votre pouvoir d’achat ne créera pas d’emplois !

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B2V : les assureurs favorables au départ du BCAC

B2V : les assureurs favorables au départ du BCAC

La Fédération française de l’assurance a précisé, le 7 juillet en commission paritaire, ses souhaits concernant l’avenir du BCAC, géré depuis 1962 par B2V.

Après avoir dû se résigner au départ de son institution de prévoyance (IP) chez Apicil (PSI N° 1074), B2V risque de voir le Bureau commun d’assurance collective (BCAC) quitter son giron. L’accord de branche qui lui confie la gestion, en tant qu’apériteur, des régimes santé, prévoyance et retraite des 220 000 salariés et ayants droit de la Fédération française de l’assurance, expire en effet en 2018. Si le BCAC couvre encore 230 entreprises, ces dernières sont en réalité « libres de choisir d’y rester ou d’en partir », constate Régis Versavaud (FBA-CFDT). À l’issue du conseil exécutif fédéral du 4 juillet, 85 % des assureurs ont rejeté le scénario visant à maintenir le BCAC au sein de B2V. Plusieurs raisons sont invoquées pour justifier cette position des employeurs. 

1/Les risques que fait courir cette liberté de choix à la mutualisation des régimes a fortiori en l’absence de clause de désignation. 

2/Le refus d’investir les 20 à 25 M€ nécessaires à la mise à niveau du système d’information, faute d’engagement de ses membres de rester dans le BCAC sur le long terme. 3/Les traces laissées par le psychodrame entourant la création et le départ de l’ex-IP de B2V.

Les assureurs ont donc décidé de sélectionner un autre délégataire de gestion, susceptible de reprendre l’intégralité des 153 salariés affectés au BCAC. Du côté patronal, l’option présente l’avantage de préserver le système de coassurance (et ses 17 M€ de réserves) tout en prémunissant contre le risque de défaut d’un des membres, grâce à l’assise plus large de ce délégataire. « Cela se fera à garanties inchangées pour les salariés », promet l’un d’eux. Pour choisir l’oiseau rare « d’ici la fin de l’année », la FFA devrait lancer « une consultation unilatérale », déplore la CGT qui réclamait « une véritable procédure d’appel d’offres pour garantir la transparence du processus et l’expertise nécessaire pour gérer une multitude de contrats spécifiques. » Pour sa part, la CFDT suggère d’examiner aussi une solution alternative visant au maintien du BCAC dans le cadre de l’Alliance pro, cette fois.



Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1084 du 26/07/2017