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La gestion des personnels des GPS sous pression

Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1040 du 21/09/2016

L’accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) de la branche retraite complémentaire et prévoyance souffle, le 30 septembre, ses deux ans d’existence.

L’étau se resserre sur la masse salariale des groupes de protection sociale (GPS). « Avec un objectif réalisé aux deux tiers à fin 2015, le premier plan de 300 M€ d’économies de gestion incluant un encadrement des dépenses de personnel d’ici 2018 est sur les rails », se félicite François-Xavier Selleret,directeur général (DG) de l’Agirc-Arrco.

Du côté de l’assurance de personnes, la fin des clauses de désignation, combinée à l’effondrement des taux d’intérêt et aux grands chantiers de simplification (DSN) et de digitalisation, accélère aussi les mutations. « Avec la disparition programmée des rejets Noémie liée à la mise en œuvre du tiers payant généralisé, nous devrons reconvertir nos liquidateurs santé en gestionnaires de prévoyance », anticipe le DG d’un groupe de protection sociale (GPS).

Pour passer le pic de ces transformations, les GPS jouent sur plusieurs leviers. 

1/La pyramide des âges : la branche qui employait près de 30 000 salariés fin 2014 devrait enregistrer 8 000 départs sur la période 2015-2018. Résultat, sur les quelque 1700 postes libérés en 2015, 25 % ont été supprimés (33 % en gestion et 50 % sur les fonctions support), tandis que les postes de conseil, de pilotage et de développement commercial ont augmenté.

2/La désimbrication des activités retraite et assurances de personnes, alors que 46,1 % des salariés des GPS travaillent encore pour les deux volets. Après Malakoff Médéric en 2015 (PSI n° 982), tous les GPS interprofessionnels s’y mettent, à l’instar de Klesia, qui prévoit de spécialiser d’ici 2017 les 2 000 agents de ses centres de gestion. Après Paris, les sites de Toulouse et Montpellier (en retraite), et de Rennes et Nancy (en santé-prévoyance) ouvrent le bal. Mais au risque de « faciliter l’éclatement des GPS », s’inquiète Gilles Belny (FO). 

3/L’encouragement à la mobilité géographique, en lien avec les rationalisations immobilières en cours. Après Humanis en 2015, AG2R La Mondiale a ouvert la négociation. Mais « ces mobilités ne doivent pas être à la main exclusive de l’employeur, sauf à être encadrées par un PSE en bonne et due forme », prévient Isabelle Adeline (CFDT). 

4/Le développement des mobilités fonctionnelles : de 2010 à 2015, 5 % des salariés ont changé de métier, selon l’Observatoire de la branche qui vient de fêter ses dix ans. Si celle-ci a mis en place de nouveaux outils, « la GPEC reste encore très empirique dans les GPS », observe la déléguée CFDT. 

5/Un recours un peu trop abusif à la sous-traitance, selon les syndicats.

Accord formation dans la branche des IRC

L'IPRC signe l'accord de branche sur la formation professionnelle qui améliore les droits du CPF en instituant des abonnements employeurs  supplémentaires et en élargissant les possibilités de mobilisation des droits sur le temps de travail enfin, clin d'oeil à l'actualité, un accord d'entreprise ne pourra déroger à la baisse au texte de branche.

Accord sur la formation Professionnelle  

Mouvements dans la branche

B2V. La CGT a assigné B2V Prévoyance en référé devant le TGI de Nanterre, le 5 juillet, pour suspendre certaines délibérations de l’IP et notamment celles concernant son adossement à Apicil (PSI n° 1030).Au motif que la désignation de plusieurs administrateurs était irrégulière.

UNIPRÉVOYANCE. Bruno Liger-Belair, ex-directeur général adjoint (DGA) de Réunica, quitte le comex d’AG2R La Mondiale, pour rejoindre Uniprévoyance en qualité de DGA. En vue de succéder à Renée Habozit, directrice générale, qui s’apprête à prendre sa retraite en janvier.

AGRICA. Réunie le 11 juillet, l’instance de coordination Agirc-Arrco-Ctip va demander à Agrica d’avancer de juin 2017 à la fin 2016 sa date butoir pour faire connaître le groupe de son choix en vue de rapprocher ses institutions de retraite complémentaire

Agrica propose un appel d’offres pour gérer ses IRC

Agrica propose un appel d’offres pour gérer ses IRC


À une large majorité, le conseil d’administration de l’association sommitale d’Agrica a décidé, le 27 juin, de se donner un an pour choisir le groupe de protection sociale censé l’accueillir à terme.

A deux jours de la date butoir fixée par l’instance de coordination Ctip- Agirc-Arrco (Icaac), la sommitale d’Agrica a tranché. Mais au lieu de désigner le groupe de protection sociale (GPS) dont elle envisage de se rapprocher, comme l’en pressait l’Icaac (PSI n° 1015), elle propose, dans un courrier adressé, le 28 juin à cette instance, de lancer un appel d’offres auprès de « tout opérateur d’institution de retraite complémentaire dépassant, avec Agrica, le plancher de 10 % ». Et« d’élaborer dès septembre un cahier des charges » dans la perspective de sélectionner d’ici juin 2017 le GPS le plus à même de préserver son souhait réaffirmé « d’unité du monde agricole ». Autrement dit, il s’agit d’identifier « quel groupe nous laissera l’autonomie de gestion la plus importante » tant en retraite complémentaire qu’en assurances de personnes, décrypte un administrateur. Au risque que « cela soit perçu comme une manœuvre dilatoire de la part d’Agrica. Un an pour choisir paraît bien long, d’autant que cela risque de percuter le calendrier du régime unifié Agirc-Arrco », estime un membre de l’Icaac.

Si, à ce stade, Agrica n’exclut aucun des cinq opérateurs potentiels, trois y auraient un intérêt immédiat : AG2R La Mondiale, qui n’a jamais fait mystère de son souhait d’accueillir toutes les professions « de la fourche à la fourchette » (PSI n° 1015) ; Humanis, en tant que caisse Arrco de quelque 17 000 salariés affiliés à la MSA et… Alliance pro en tant que gestionnaire de la plate-forme de retraite complémentaire Amicap et, à ce titre, seule à même de pratiquer le guichet unique avec la MSA.

Dans l’attente désormais de la réponse de l’Icaac, le CA d’Agrica a choisi, par ailleurs, de basculer ses trois institutions de prévoyance (IP) dans une Sgaps au 1er janvier 2018, afin de se conformer aux nouvelles règles en matière de groupe prudentiel. Une façon, là encore, de laisser à chacune, une marge de liberté dans le cas où les choses ne se dérouleraient pas comme elles le souhaitent, reconnaît un observateur.

 

Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1033 du 06/07/2016