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Actualité de la branche

Journée d'Action du 15 Mars 2017

Notre syndicat et ses militants (es) ont pris toute leur part pour mobiliser nos collègues pour défendre nos salaires, nos emplois, nos conditions de travail et notre convention collective.

Je vous remercie pour votre implication dans cette action. Nous sommes probablement l'organisation qui a le plus communiqué sur cette journée auprès de ses militants.

D'une manière plus générale, cette mobilisation a obtenu un résultat contrastée suivant les entreprises et établissements. Du très bon (pour un mercredi ) au très mauvais.

Selon les remontées que vous m'avez faites toutes les organisations syndicales (ou plutôt leurs sections) n'ont pas joué le jeu.

Il faut aussi admettre qu'en 2016,  en matière de rémunération (directe et différée) tous les groupes n'ont pas traité leurs salariés de la même façon. C'est aussi pourquoi au delà de la seule question des salaires pour notre organisation syndicale l'enjeu véritable c'est bien la défense d'une convention collective compétente pour l'ensemble de nos activités (Retraite et Assurance de personne). 

Rue Jules César nous étions une petite centaine.
L'IPRC était représentée par une dizaine de militants (es).

Cette mobilisation a été utile

Cette journée a permis de sensibiliser les membres des conseils d'administration de l'AGIRC et de l'ARRCO sur nos difficultés.

Les 5 chefs de file fédéraux ont été reçu par les Présidents des 2 conseils d'administration accompagnés de FX. SELLERET

Nous avons exprimé, chacun avec nos mots, nos revendications, nos attentes. En ce qui concerne notre syndicat, j'ai repris les éléments qui figurent dans le mail du 13 mars. J'ai complété mon intervention sur la composition du collèges employeurs qui aujourd'hui n'a pas de légitimité juridique du pôle assurance de personne puisque ses membres dont désigné uniquement par les CA de l'AGIRC et de l'ARRCO.

Il m'a été répondu que les salariés n'étaient pas la variable d'ajustement pour obtenir les économies de gestion et que notamment la mise en place du SI retraite était la source principale des économies.

Les présidents ont réitéré leur attachement à notre CCN mais n'ont pas caché qu'elle devait évolué au regard de notre environnement et de nos enjeux (notamment dans le rapport entre ce qui doit relever de la branche et de l'entreprise)

Ce dialogue, cette sensibilisation des politique a permis d'ouvrir des perspectives, faibles aux yeux de certains, mais réelles tout de même. Je ne vous cache pas qu'il y a des nuances entre les fédérations sur l'appréciation de cette rencontre. 

A court terme sur les RMMG et le maintien des 85% : Les présidents des conseils ont demandé à FX SELLERET d'étudier les voies pour sortir de ce blocage et de nous revoir. Ceci est un premier pas mais nous n'avons reçu aucune assurance que cela aboutirait à une solution acceptable. La réussite d'une négociation tient souvent à peu de chose. Nous sommes sur un chemin de crête.  

A moyen terme (d'ici fin avril), une nouvelle rencontre sera organisée avec les présidents pour examiner  "politiquement" avec les Présidents les dispositions permettant de faire vivre le dialogue social de branche dans cette période de changement permanent.

Un communiqué Inter-Fédéral devrait sortir dans les 2 et 3 jours pour rendre compte de cette action.

Je reste à votre disposition pour toutes les précisions supplémentaires dont vous auriez besoin. 

Soyez prudents pour communiquer à partir de ce texte car il n'est pas diplomatiquement neutre et que notre ligne de conduite est de jouer le jeux de l'inter-Fédérale.  

Encore une fois, Merci à tous.

P LALANDE
Président de la CFE-CGC IPRC. 

La gestion des personnels des GPS sous pression

Paru dans Protection Sociale Informations, N° 1040 du 21/09/2016

L’accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) de la branche retraite complémentaire et prévoyance souffle, le 30 septembre, ses deux ans d’existence.

L’étau se resserre sur la masse salariale des groupes de protection sociale (GPS). « Avec un objectif réalisé aux deux tiers à fin 2015, le premier plan de 300 M€ d’économies de gestion incluant un encadrement des dépenses de personnel d’ici 2018 est sur les rails », se félicite François-Xavier Selleret,directeur général (DG) de l’Agirc-Arrco.

Du côté de l’assurance de personnes, la fin des clauses de désignation, combinée à l’effondrement des taux d’intérêt et aux grands chantiers de simplification (DSN) et de digitalisation, accélère aussi les mutations. « Avec la disparition programmée des rejets Noémie liée à la mise en œuvre du tiers payant généralisé, nous devrons reconvertir nos liquidateurs santé en gestionnaires de prévoyance », anticipe le DG d’un groupe de protection sociale (GPS).

Pour passer le pic de ces transformations, les GPS jouent sur plusieurs leviers. 

1/La pyramide des âges : la branche qui employait près de 30 000 salariés fin 2014 devrait enregistrer 8 000 départs sur la période 2015-2018. Résultat, sur les quelque 1700 postes libérés en 2015, 25 % ont été supprimés (33 % en gestion et 50 % sur les fonctions support), tandis que les postes de conseil, de pilotage et de développement commercial ont augmenté.

2/La désimbrication des activités retraite et assurances de personnes, alors que 46,1 % des salariés des GPS travaillent encore pour les deux volets. Après Malakoff Médéric en 2015 (PSI n° 982), tous les GPS interprofessionnels s’y mettent, à l’instar de Klesia, qui prévoit de spécialiser d’ici 2017 les 2 000 agents de ses centres de gestion. Après Paris, les sites de Toulouse et Montpellier (en retraite), et de Rennes et Nancy (en santé-prévoyance) ouvrent le bal. Mais au risque de « faciliter l’éclatement des GPS », s’inquiète Gilles Belny (FO). 

3/L’encouragement à la mobilité géographique, en lien avec les rationalisations immobilières en cours. Après Humanis en 2015, AG2R La Mondiale a ouvert la négociation. Mais « ces mobilités ne doivent pas être à la main exclusive de l’employeur, sauf à être encadrées par un PSE en bonne et due forme », prévient Isabelle Adeline (CFDT). 

4/Le développement des mobilités fonctionnelles : de 2010 à 2015, 5 % des salariés ont changé de métier, selon l’Observatoire de la branche qui vient de fêter ses dix ans. Si celle-ci a mis en place de nouveaux outils, « la GPEC reste encore très empirique dans les GPS », observe la déléguée CFDT. 

5/Un recours un peu trop abusif à la sous-traitance, selon les syndicats.

Accord formation dans la branche des IRC

L'IPRC signe l'accord de branche sur la formation professionnelle qui améliore les droits du CPF en instituant des abonnements employeurs  supplémentaires et en élargissant les possibilités de mobilisation des droits sur le temps de travail enfin, clin d'oeil à l'actualité, un accord d'entreprise ne pourra déroger à la baisse au texte de branche.

Accord sur la formation Professionnelle  

Mouvements dans la branche

B2V. La CGT a assigné B2V Prévoyance en référé devant le TGI de Nanterre, le 5 juillet, pour suspendre certaines délibérations de l’IP et notamment celles concernant son adossement à Apicil (PSI n° 1030).Au motif que la désignation de plusieurs administrateurs était irrégulière.

UNIPRÉVOYANCE. Bruno Liger-Belair, ex-directeur général adjoint (DGA) de Réunica, quitte le comex d’AG2R La Mondiale, pour rejoindre Uniprévoyance en qualité de DGA. En vue de succéder à Renée Habozit, directrice générale, qui s’apprête à prendre sa retraite en janvier.

AGRICA. Réunie le 11 juillet, l’instance de coordination Agirc-Arrco-Ctip va demander à Agrica d’avancer de juin 2017 à la fin 2016 sa date butoir pour faire connaître le groupe de son choix en vue de rapprocher ses institutions de retraite complémentaire