Le pouvoir d’achat des retraités est maintenu

La commission paritaire du 20 mars 2012 a débloqué la situation et a fait le choix de maintenir le pouvoir d'achat des retraités conformément à l'exigence de la CFE-CGC .

 Les conséquences sont les suivantes à compter du 1er avril 2012:

 - Revalorisation de 2,30% des retraites complémentaires AGIRC /ARRCO
- Valeur du point AGIRC portée à 0,4330 €

- Valeur du point ARRCO portée à 1,2414 €

-Prix d'achat du point pour les actifs ( salaire de référence)
- 5,2509 € pour l'AGIRC

- 15,0528 € pour l'ARRCO

 Nous vous joignons le communiqué de presse de ce jour.

 Le pouvoir d’achat des retraités est maintenu

En dépit de l’accord AGIRC ARRCO du 18 mars 2011

Le blocage des conseils d’administration de l’AGIRC et de l’ARRCO des 8 et 9 mars 2012 était la conséquence de l’imprécision de l’accord du 18 mars 2011 qui ne prévoyait pas strictement le rattrapage de l’inflation (écart entre prévisionnel et inflation constatée).

Non signataire de cet accord expéditif mais gestionnaire responsable des régimes, la CFE-CGC, avec l’appui de la CGT, a revendiqué fermement le maintien du pouvoir d’achat des retraités et donc le rattrapage de l’inflation de l’année N-1, conformément aux pratiques jusqu’alors appliquées..

Les organisations syndicales signataires (CFDT, FO, CFTC), nous ont rejoints sur cette ligne dans un second temps et les employeurs ont finalement cédé lors de la réunion paritaire du 20 mars 2012.

 Ainsi, au 1er avril 2012 les pensions de retraites AGIRC et ARRCO, seront revalorisées de 2,30 % de manière à maintenir le pouvoir d’achat des retraités. Après la faible revalorisation 2011 pour l’AGIRC (0,41 %), une correction s’imposait !

Toutefois une nouvelle menace apparaît : la demande des employeurs d’avancer la clause de revoyure prévue dans l’accord. Celle-ci est fixée en 2015.

Décidemment cet accord est imparfait. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que chacun prenne conscience de la nécessité de se remettre autour de la table ?

 

Si nous nous félicitons que les retraites bénéficient du maintien de leur pouvoir d'achat, nous constatons que la meme demande en faveur des actifs pour l'évolution des Minima de branche ait été refusée par l'Association des Employeurs de la Retraite Complémentaire.

Ces décisions fragilisent l'équilibre de nos régimes, sont de nature à opposer les actifs et les retraités et ainsi peuvent remettre en cause la légitimité de la solidarité inter-générationnelle comme fondement de notre système de retraite par répartition.